Julio González, 1876 – 1942

Chronologie

De l’atelier d’orfèvrerie familial à Barcelone au « dessin dans l’espace » : les grandes étapes de la vie et de l’œuvre de Julio González.

  1. 1876

    Naissance à Barcelone

    Julio González naît à Barcelone. Il commence sa carrière comme artisan-orfèvre dans l’atelier familial, avec son frère Joan ; tous deux suivent le soir des cours de peinture et de dessin et fréquentent le cabaret « Els Quatre Gats ».

    Julio González
    Julio González
  2. 1900

    Installation à Paris

    Après la mort de leur père, Joan et Julio vendent l’entreprise familiale : toute la famille s’installe à Montparnasse. Ils y retrouvent Picasso, Manolo Hugué, Pablo Gargallo, Joaquín Torres-García et Max Jacob.

    Julio González, Autoportrait, c. 1900, mine graphite sur papier
    Julio González, Autoportrait, c. 1900, mine graphite sur papier
  3. 1907

    Première exposition à Paris

    González expose pour la première fois à Paris, au Salon des Indépendants, où il présente six peintures.

    Le Villars – L’horizon bleu, 1906-1907
    Le Villars – L’horizon bleu, 1906-1907
  4. 1908

    Mort de Joan González

    Son frère Joan, de santé fragile, meurt. Julio en est dévasté.

    Joan González, Autoportrait, c. 1907-1908, crayon bleu sur papier, musée d’Orsay
    Joan González, Autoportrait, c. 1907-1908, crayon bleu sur papier, musée d’Orsay
  5. 1909

    Naissance de Roberta

    Il épouse Louise « Jeanne » Berton, qui avait posé pour lui. Leur fille Roberta naît la même année ; après la séparation du couple, elle grandit auprès de son père et de ses tantes.

    Roberta et Pilar, 1914
    Roberta et Pilar, 1914
  6. 1911

    Alexandre Mercereau, son agent

    L’écrivain et poète Alexandre Mercereau devient son agent. González expose dans plusieurs salons parisiens, dont le Salon d’Automne, et fréquente la Closerie des Lilas avec Modigliani et Brancusi.

    Femme lisant, 1906-1912
    Femme lisant, 1906-1912
  7. 1912

    Premier masque en métal repoussé

    Il réalise son premier masque en métal repoussé, tout en poursuivant la peinture, le dessin, le bijou et les objets d’art en métal.

    Masque de face, 1912
    Masque de face, 1912
  8. 1918

    La soudure oxyacétylénique

    Dans l’usine où il travaille pendant la guerre, il apprend la soudure oxyacétylénique, technique qui aura un impact décisif sur sa sculpture.

    Femme assise, 1918
    Femme assise, 1918
  9. 1922–1923

    Premières expositions personnelles

    Première exposition particulière en mars 1922 à la galerie Povolozky, saluée par la presse, suivie d’une autre en janvier 1923.

    Anonyme, Julio González, c. 1920-1925
    Anonyme, Julio González, c. 1920-1925
  10. 1928–1932

    Collaboration avec Picasso

    González et Picasso travaillent ensemble sur des constructions métalliques conçues pour le monument funéraire de Guillaume Apollinaire. Cette collaboration permet à González d’affirmer son propre langage sculptural.

    Julio González dans son atelier à Monthyon, 1928-1935
    Julio González dans son atelier à Monthyon, 1928-1935
  11. 1929

    Tout pour la sculpture

    Il abandonne la peinture pour se consacrer entièrement à la sculpture et signe un contrat avec la Galerie de France, où il expose sa sculpture en fer pour la première fois en 1930.

    Masque à la pommette, 1929
    Masque à la pommette, 1929
  12. 1934

    « Le plasticien du vide »

    Exposition « J. Gonzalez. Sculptures » à la galerie Percier (avril-mai) ; Maurice Raynal le nomme « le plasticien du vide ». Nouvelle exposition personnelle à la galerie des Cahiers d’art à la fin de l’année.

    Danseuse à la palette, 1934
    Danseuse à la palette, 1934
  13. 1937

    La Montserrat

    La Montserrat, paysanne catalane résolue, occupe une place d’honneur au Pavillon de l’Espagne républicaine de l’Exposition universelle, aux côtés de Guernica. Alfred Barr acquiert la Tête dite « l’Escargot » pour le Museum of Modern Art de New York.

    La Montserrat, 1936-1937
    La Montserrat, 1936-1937
  14. 1941

    Retour à Paris

    Réfugié dans le Lot avec sa famille et son gendre Hans Hartung, González, qui ne peut y poursuivre la sculpture en fer, rentre à Paris et renoue avec Picasso et ses amis espagnols.

    Julio González et Hans Hartung dans l’atelier d’Arcueil, c. 1937-1939
    Julio González et Hans Hartung dans l’atelier d’Arcueil, c. 1937-1939
  15. 1942

    Décès de Julio González

    Il meurt soudainement le 27 mars. Picasso, Apel·les Fenosa, Luis Fernández et Christian Zervos assistent à ses obsèques. Sa fille Roberta se consacrera ensuite à faire connaître son œuvre.

    Deux visages, 1942
    Deux visages, 1942

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